Conférence "Alimentation durable et promotion des filières courtes"

Conférence exceptionnelle de Monsieur Olivier de Schutter
Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation,
intitulée
"Sécurité et souveraineté alimentaire:
que reste-il de nous dans nos assiettes?".

 

Qui est Olivier De Schutter ?

 

Olivier De Schutter (LL.M., Harvard University; docteur en droit, Université de Louvain (UCL)) est le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Professeur de droit international des droits de l’homme à l’Université de Louvain et au Collège d’Europe (Natolin), il a également été professeur invité dans plusieurs autres institutions, y compris l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, New York University et Columbia University. En 2002-2006, il a dirigé le réseau européen d’experts indépendants en matière de droits fondamentaux, un groupe consultatif d’experts de haut niveau qui a contribué à la définition de la politique des droits de l¹homme de l’Union européenne. Il a été à de nombreuses reprises expert indépendant pour le Conseil de l’Europe ainsi que pour l’Union européenne. Entre 2004 et sa nomination comme rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, il a été le secrétaire général de la Fédération internationale des ligues des Droits de l’Homme, chargé des questions de mondialisation et droits de l’homme.

 

Résumé de la conférence :

 

La situation de la faim dans le monde est alarmante. Les prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ont baissé après avoir atteint un pic en juin 2008, mais les prix sur les marchés domestiques restent à des niveaux historiquement élevés. La crise a plongé au moins 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. 970 millions de personnes vont se coucher le ventre creux aujourd’hui : elles étaient 848 millions entre 2003 et 2005. Les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement du millénaire ont subi un recul net. Pourtant, si les bonnes décisions sont prises maintenant, ce choc pourrait avoir des effets salutaires. Il représente une opportunité, pour les gouvernements et agences internationales, de tirer les leçons de ce qui s’est passé. Le défi n’est pas uniquement dans l’augmentation des volumes produits, mais dans notre capacité à garantir que cette production accrue augmentera les revenus de ceux qui en ont le plus besoin: les petits agriculteurs qui sont à peine en mesure de vivre de leurs récoltes, les paysans sans terre, les pêcheurs. Le défi n’est pas uniquement dans le maintien d’aliments disponibles à des prix abordables, mais dans la réduction de l’écart entre les prix payés aux agriculteurs et ceux payés par les consommateurs. En effet, c¹est la seule manière de soulager les pauvres qui subissent des prix alimentaires élevés sans rendre encore plus difficile la situation des petits producteurs, qui constituent la majorité des mal nourris de notre planète.

 

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Cette conférence sera suivie d'une intervention de Pierre Ozer, chargé de recherche au Département des Sciences et Gestion de l'Environnement (Université de Liège), intitulée "Alimentation durable: pour la promotion des filières courtes".

 

A la suite de ces deux interventions, Madame Marie-Domique Simonet, Ministre de la Recherche de la Région wallonne et de la Communauté française, ainsi de Monsieur Benoît Lutgen, Ministre de l'Agriculture et de l'Environnement de la Région wallonne, se positionneront sur la question de la promotion des filières courtes en Région wallonne.

 

Date: Mercredi 19 novembre 2008, à 19h30.

Lieu: Salle académique de l'Université de Liège, Place du XX Août, 4000 Liège.

Entrée libre.

Venez nombreux!

Plus d'infos: Pierre Ozer: pozer@ulg.ac.be; 0498387905.



Article ajouté le 2008-11-12 , consulté 597 fois

Commentaires


Guy Maghuin-Rogister le 19/11/2008 à 09:08:15
Je suis convaincu, pour m'etre occupe de securite (safety) alimentaire pendant pres de 30 ans, qu'une des solutions au probleme qui sera pose ce soir passera necessairement par le recours aux technologies de biologie moleculaire (souvent appelees dans les medias OGM). Si actuellement il est vrai que l'exploitation commerciale de ces techniques est dans les mains de multinationales, principalement americaines, la frilosite de l'Europe en la matiere est dommageable non seulement aux entreprises europeennes mais aussi, a terme, aux agriculteurs. La recherche en cette matiere, en particulier au benefice de pays du tiers monde, doit etre developee.
Suite peut-etre ce soir si la presence du ministre Lutgen ne bloque pas la discussion?
Guy Maghuin-Rogister
professeur emerite de l'ULg
Departement des sciences des denrees alimentaires

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